politique

Lundi 9 novembre 2009

Voici ci-dessous la lettre que Gaëtan Levitre, Conseiller général, a adressé au Premier Ministre. Il souhaite, comme tous les progressistes de notre territoire, que la victoire de cette votation citoyenne contre la privatisation de La Poste devienne une grande victoire caractérisée par le retrait de ce projet démentiel.

 

« Monsieur le Premier Ministre,

 

La votation citoyenne sur la privatisation de La Poste a rencontré un succès formidable avec plus de 2 millions de votants.

Dans les villes, les campagnes, des citoyens de toutes sensibilités politiques se sont mobilisés pour la défense du service public postal.

Ils ne méritent pas le mépris exprimé par certains membres de la majorité.

Les français ne vous croient plus ; ils ont bien compris qu’à chaque fois, le même mode opératoire, le passage à un statut de droit privé, conduisait inéluctablement à la privatisation.

Ils se souviennent des engagements non tenus sur France télécom et sur gaz de France.

Les français refusent ces privatisations car ils en mesurent les dégâts : dégradation du service à l’usager, licenciements hausse des prix, inégalités entre les territoires.

Le seul objectif est la hausse du capital de La Poste, de conquérir de nouvelles parts de marché à  l’international et accroître les
dividendes des actionnaires.

 

Alors que toutes les Lois d’application de la dernière réforme constitutionnelle ont été déposées, le référendum d’initiative citoyenne n’est toujours pas à l’ordre du jour. Aucune complexité technique ni aucun hasard de calendrier ne le justifie.

 

Monsieur le Premier ministre, craignez-vous l’avis des français ?

 

Cette reforme, bien qu’imparfaite, doit venir devant le parlement sans délai et la Loi postale doit être retirée !

A défaut, Monsieur le premier ministre, et sans attendre, je vous demande, comme l’ont déjà fait les députés communistes, républicains, du parti de gauche, d’organiser un référendum sur le service public postal sur la base de l’article 11, comme la constitution vous y autorise.

 

Vous ne pouvez pas à nouveau contourner l’avis du peuple, Monsieur le Premier Ministre.

 

Allez donc à sa rencontre en organisant ce référendum d’initiative populaire ».

 

 

Gaëtan Levitre,

Conseiller général,

Maire d’Alizay,

Président des Elus communistes

et républicains du canton de Pont-de-l’Arche.

 


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Mercredi 4 novembre 2009

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Vendredi 25 septembre 2009

Après France-Télécom, EDF-GDF, le gouvernement veut maintenant privatiser La Poste, encore un cadeau offert sur un plateau aux requins de la finance.

 

Notre société, les citoyens ont besoin de La Poste qui - malgré les fermetures de bureaux déjà effectuées dans notre département - reste souvent le dernier service public à leur disposition.

 

L'ouverture du capital annoncé c'est la privatisation à terme. Partout en Europe et dans le monde, où ces privatisations postales ont été effectuées, cela s'est traduit par la baisse de la qualité du service, l'augmentation des tarifs, des suppressions d'emplois …

 

Depuis des mois les salariés de La Poste et leurs organisations syndicales, de nombreux élus locaux et un  nombre toujours plus grand d'usagers - à travers le Comité départemental de défense de La Poste notamment -  se battent ici contre la  fermeture d'un bureau, là pour exiger une ouverture et souvent avec succès.

 

Aujourd'hui il faut frapper plus fort et plus nombreux pour empêcher la privatisation. C'est l'objet du référendum organisé, dans toute la France, le 3 octobre prochain.

 

Les communistes de l'Eure, leurs élus, aux côtés des postiers en grève mardi  22 septembre, sont de tous ces combats.

 

Ils mettent à disposition du Comité départemental de défense et de promotion des services publics leur force militante pour réussir cette gigantesque pétition et faire reculer le gouvernement Sarkozy.

 

Ainsi les maires de l'Association Départementale des Elus Communistes et Républicains d'Alizay, Brionne, Charleval, Gisors, Gravigny, Montaure, Saint-André-de-l'Eure ont pris des dispositions spéciales dans leurs communes pour que leurs concitoyens participent massivement à ce référendum dans les meilleures conditions.

 

Oui bougeons avec les postiers en votant massivement contre la privatisation de La Poste le 3 octobre prochain !

 

  

Fédération de l’Eure du PCF


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Mardi 28 avril 2009

Qui a dit : « Ici, quand on recourt à la violence, ce n’est pas pour se distraire, ce n’est jamais pour nuire à autrui, c’est parce qu’on est désespéré. C’est parce qu’on n’a plus de recours et qu’on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale » ? Jean Jaurès ? Karl Marx ? Marie-George Buffet ? Jean-Luc Mélenchon ? Christian Picquet ? Aucun d’eux ! C’est monsieur Sarkozy, le 3 avril 2007, devant les marins pêcheurs de Lorient. À l’époque, il était en campagne électorale. Ces jours-ci, dans la région de Marseille, avec ses grands airs, il a une nouvelle fois tourné casaque. Il a fustigé, pêle-mêle, les prétendues violences des mouvements sociaux et syndicaux, des actions, où en désespoir de cause des salariés ont retenu leurs dirigeants dans leur bureau, et les mouvements pacifistes contre l’OTAN.

 

Après le bouclier fiscal, voilà monsieur Sarkozy transformé en bouclier patronal ! La droite appelle alternativement à l’unité nationale et s’en prend avec hargne aux mouvements sociaux. Elle somme les salariés, les privés d’emploi, les précaires, les licenciés à se taire et à payer la facture d’une crise dont les forces de droite sont les seules responsables. Comme à chaque moment difficile, la grande bourgeoisie et la haute finance assimilent les classes populaires à des classes dangereuses.

 

Quand monsieur Sarkozy aura-t-il une parole de président de la République contre cette violence sociale dont souffrent chaque jour les salariés, avec le stress, les cadences infernales, la précarité, les écarts et les baisses de rémunération, la brutalité des licenciements et les menaces de licenciements ? A-t-il pensé un seul moment à ces salariés, à ces cadres qui, au bout du rouleau, se suicident sur leur lieu de travail, à ce syndicaliste qui s’est donné la mort, subissant les problèmes de ses camarades et de son entreprise comme un échec ? Que dire des humiliations, des expulsions de travailleurs immigrés, à jour de leurs cotisations sociales et auxquels on refuse des papiers ? Que dire de celles et ceux qui dorment sur les trottoirs et au bord du périphérique ? Que dire de ceux qui font les poubelles pour pouvoir manger ?

 

Où est la violence, Monsieur le Président ? Où est passé le président des fausses promesses du pouvoir d’achat et de la Sécurité sociale professionnelle ? Les femmes et les hommes qui ne peuvent plus avoir de projet et dont les enfants n’ont pas d’avenir ne resteront pas sans réaction. L’exaspération, la révolte continueront de monter tant qu’on humiliera le peuple, qu’on le fustigera au moment même où monsieur Sarkozy a promis un nouveau cadeau à ses amis du Fouquet’s : la diminution de l’impôt sur les grandes fortunes, après avoir annoncé la suppression de la taxe professionnelle. Pour eux, c’est toujours bingo, et ceinture pour les classes populaires. Voilà la vraie nature de classe de ce pouvoir sarkozyste. Le scénario monté à Strasbourg entre le pouvoir et des hordes bien organisées, casquées, masquées, chargées de semer la terreur sert à criminaliser les mouvements sociaux et citoyens, à empêcher toute expression de la gauche sociale et politique et surtout à camoufler au peuple les néfastes décisions prises au sommet de l’OTAN, ainsi que l’action et les propositions des mouvements pacifistes.

 

Il ne faut pas se laisser intimider. Si le peuple s’était plié aux injonctions de la droite et la haute finance, il ne se serait jamais uni dans le Front populaire, le Conseil national de la Résistance, Mai 68, pour la mise à bas du CPE et le « non » majoritaire au référendum sur la Constitution européenne en 2005. Pour trouver une issue à la crise et inventer un autre avenir, le peuple, uni dans sa diversité, ne peut compter que sur lui-même. Dans l’action le 1er mai avec toutes les organisations syndicales. Le 7 juin prochain, dans l’unité populaire, avec le Front de gauche, il peut bousculer la donne politique.

 

C’est avec calme et détermination que nous pouvons faire reculer la féroce loi et la violence du capitalisme.


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Vendredi 24 avril 2009

     1.     Démocratiser les institutions locales.

Il faut combattre l’éloignement des lieux de décision et développer la démocratie participative de proximité. Le suffrage universel doit permettre la juste représentation des différentes familles de pensée. Il doit rester ancré dans les communes, avec notamment une élection des conseillers communautaires clairement identifiés sur les listes municipales.

 

2.     Développer et rééquilibrer durablement les territoires.

L’État doit garantir l’égalité entre les citoyens et les territoires et non organiser leur mise en concurrence. Oui, il faut repenser l’organisation territoriale et le développement de services publics démocratisés, mais sur la base de la satisfaction des besoins et des droits fondamentaux. La métropolisation des grandes zones urbaines doit faire l’objet d’une approche qui s’appuie sur la construction de projets et de coopérations volontaires, y compris en Île-de-France et sans effacer les échelons communaux et départementaux.

 

3.     Assurer de nouveaux moyens financiers aux collectivités.

Cela suppose des impôts justes, progressifs et efficaces et donc une réforme globale de la fiscalité. Il faut moderniser la taxe professionnelle en taxant les produits financiers des entreprises pour qu’elles contribuent à une juste répartition des richesses. Les dotations doivent mieux remplir leurs rôles de justice sociale et de développement économique.

 

Habitants, salariés, acteurs économiques : nous avons tous besoin des collectivités territoriales, de leurs services, de leurs investissements.

 


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Mercredi 17 décembre 2008

Au revoir Bruno Le Maire !


Nommé secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Bruno Le maire ne viendra plus dans le département de l’Eure qu’occasionnellement, pour des réunions UMP certainement.

 

C’est un peu le souci de notre département : sa proximité avec Paris ouvre à la convoitise des énarques parisiens de la Droite la possibilité d’une assise locale.

En digne successeur de Jean-Louis Debré, le député, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, conseiller municipal d’Evreux et future tête de liste de l’UMP aux régionales, Brunon Le Maire a de hautes ambitions nationales.

 

Il est loin le département de l’Eure pour cette personnalité à qui les milieux de la Droite parisiennes prédisent un grand avenir !

 

Dommage pour les Eurois et les ébroïciens qui héritent à nouveau d’un représentant fantôme qui ne hante le département que lors de (rares) occasions, histoire de se rappeler au monde des vivants… et des journalistes !

 

Lors de ses visites dans notre région, Brunon Le Maire évite soigneusement de mettre en avant son soutien sans faille à la politique du gouvernement actuel sans lequel il ne serait pas là.

 

Pourtant, proche conseiller de Villepin avant d’être député de Droite, Bruno Le Maire a d’abord été l’un des grands artisans du CPE qui déjà, avait nourri un formidable mouvement de contestation des jeunes dans notre pays ; il a ensuite, en bon soldat, apporté sa contribution à l’œuvre de destruction libérale de notre modèle social qui conduit aux licenciements actuels dans tant d’entreprises de notre Département, au chômage technique comme chez Renault, au travail du dimanche comme à l’intermarché de Nétreville, à la casse de l’éducation nationale menée par Xavier Darcos comme s’y sont opposés tant d’enseignants et de lycéens Eurois ces derniers temps…

 

Les ébroïciens ont déjà compris qu’ils avaient besoin d’un maire, d’élus qui connaissent et vivent sur leur commune pour les représenter.

 

A n’en pas douter, les électrices et électeurs de la 1ère circonscription y regarderont de plus près, la prochaine fois, pour élire un député de terrain et non un parachutiste parisien !

 

Pour leur part, les communistes, leurs élu-e-s poursuivront leur travail de terrain pour être aux côté de la population qui souffre de la politique de M. Le Maire, et élaborer avec elle de vraies propositions de gauche qu’ils porteront au moment des élections législatives.

 

 


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Lundi 22 septembre 2008

PLUS QUE JAMAIS A GAUCHE : SE RASSEMBLER ET CONSTRUIRE DU NEUF

 

En situation difficile, après les municipales, la droite, dans la diversité de ses composantes, s’est rassemblée et a gagné dès le 1er tour.

 

A nouveau, le département de l’Eure, au mépris de sa réalité sociale et politique, sera représenté par trois sénateurs de droite qui vont conforter une majorité du Sénat dont on connaît le caractère traditionnellement réactionnaire et donc le soutien à la politique de Sarkozy.

 

L’éclatement de la gauche découlant du refus d’une stratégie de rassemblement à gauche de la part des directions nationale, régionale et départementale du parti socialiste, a constitué un atout décisif pour la droite. Et dans l’Eure, la volonté inavouée mais réelle de partager les sièges avec une partie de la droite, en a rajouté. Quel gâchis !

 

Le doublement du score de la candidate communiste et de son suppléant qui militaient pour le rassemblement à gauche est un des enseignements de ce scrutin. 

 

Les leçons doivent en être tirées ! Surtout dans un département comme le nôtre qui s’est doté de davantage de points d’appui à gauche aux dernières municipales.

 

L’heure est à la résistance à la politique de la droite et du MEDEF qui aggravent tous les problèmes de notre pays et à construire une gauche qui se rassemble et assume des choix radicalement différents de la droite. Pour cela, vous pouvez compter sur les communistes !

 

                                   FEDERATION DE L’EURE DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS

                                                                                                    

 

 

Andrée OGER et Christian JUTEL remercient les grands électeurs

 

« Andrée OGER et Christian JUTEL, très touchés par le nombre de voix qui se sont portées sur leur nom, remercient très sincèrement les électeurs et les électrices qui leur ont fait confiance.

 

Notre campagne a été claire, et nous regrettons encore que l'union de la Gauche n'ait pu se faire dans notre département. L'union  de façade de la droite a payé et nous nous retrouvons avec trois sénateurs de droite. C'est dommage.

 

Fiers d'avoir doublé nos voix par rapport aux dernières sénatoriales, nous resterons à disposition des Eurois et des Euroises pour répondre aux mauvais coups de la politique actuelle. Car ce ne sont sûrement pas les trois sénateurs élus qui vont se préoccuper du pouvoir d'achat ou des fermetures d'entreprises !

 

Encore merci. » 

 

 


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Jeudi 18 septembre 2008

Le gouvernement étrangle les collectivités territoriales et l’année qui arrive (2009) s’annonce très mal.

30 000 postes de fonctionnaires en moins sur 2009 n’auront donc pas suffit au gouvernement qui envisage de soumettre les collectivités territoriales à une nouvelle diète.

« Trop dépensières » à dit Eric Woerth ! Et en plus il l’a dit sans rire le bougre. « Elles » qui furent déjà affaiblies en 2008 par leur mise à contribution dans le cadre du nouveau plan de rigueur UMPiste.

Oui, ce qui se profile est grave pour nos villes : blocage de la dotation globale de fonctionnement, mise en cause du fond de compensation pour la TVA, nouvel allègement de la Taxe Professionnelle sans compensation…

 

C’est une déclaration de guerre faite aux élus locaux !

 

Il faut que le gouvernement arrête de chercher sans cesse un bouc-émissaire à ses échecs.

 

Echecs, vous avez dit Echecs ?

L’échec aujourd’hui vient de la politique économique et monétaire européenne qui impose l’austérité pour les dépenses budgétaires, la liberté de circulation des capitaux, des taux d’intérêts élevés et la raréfaction de la création monétaire.

Ce qui est en cause aujourd’hui, ce sont les politiques guidées par le respect des critères de convergence, par le pacte de stabilité, l’autisme de la Banque Centrale Européenne (BCE). A quoi sert-il d’économiser quelques centaines de millions d’euros en supprimant des emplois publics quand le seul relèvement des taux directeurs de la BCE (indépendante) coûte de 2 à 3 milliards d’euros de plus en année pleine, au service de la dette ?

 

Partout où l’austérité politique excelle, les mêmes résultats pavoisent : mauvais état des comptes, faible croissance globale des économies, aggravation des inégalités sociales.

 

Cessons de gaspiller l’argent public dans des allègements fiscaux inefficaces (73 milliards en 2008). Affectons-les plutôt à des dépenses utiles afin de répondre aux besoins populaires en matière d’emploi, de logement, de protection sociale, de vie sociale et associative, de sécurité et de développement des services publics.

Autant de propositions qui permettraient de concilier « croissance et justice fiscale.

 

Chers grands électeurs,

Dimanche 21 septembre, donnons du sens à la gauche, votons pour les candidats présentés par le parti communiste français dans le département de l’Eure.


Votons pour Andrée Oger, Vice-présidente du Conseil général de l’Eure et Christian Jutel, Vice-président du Conseil régional.


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Vendredi 12 septembre 2008

Corporatistes, archaïques, égoïstes… Ce sont quelques-uns des qualificatifs couramment accolés aux mouvements sociaux par les « bien-pensants ». les mêmes assurent que les » réformes » sarkozystes seraient « courageuses » et  « modernes ».

 

Une escroquerie !

Si la droite et le patronat cognent si fort sur les luttes, c’est bien parce que, loin d’être « catégorielles », elles mettent en réalité en cause le modèle de société que la droite veut imposer au pays. La lutte contre la privatisation de La Poste et pour obtenir un référendum sur cette question, c’est la défense d’un service public garantissant l’accès et aussi l’égalité d’accès en termes de structures, de tarifs, à des services et des prestations essentiels.

 

C’est également la défense de la démocratie quand Nicolas Sarkozy s’est assis sur le « non » des français en 2005 et à fait valider par la voie parlementaire le clone du texte rejeté. La lutte des Goodyear à Amiens contre les 4x8, c’est le refus de la société du « travailler plus » sarkozyste, c’est l’aspiration à ne pas s’user au travail. La mobilisation dans l’éducation nationale contre la réforme Darcos, c’est la promotion d’une école de la réussite pour tous en lieu et place d’une formation au rabais.

 

Trois exemples qui montrent que ce qui est mis en cause, c’est la société au service du capitalisme que Nicolas Sarkozy tente d’imposer.


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Jeudi 4 septembre 2008

Le 21 septembre, 1/3 des départements français renouvellent leurs élus dont l’Eure qui a actuellement 3 sénateurs de droite. Pour ces élections, seuls les « Grands Electeurs » peuvent voter (parlementaire, conseiller régionaux ou généraux, maires et quelques conseiller municipaux ou électeurs désignés)… Bref, un ersatz de démocratie.

Pour autant, les communistes de l’Eure ont souhaité s’appuyer sur les résultats des dernières élections municipales et cantonales pour tenter de modifier le rapport de force départemental en faveur de la gauche.

Même si le parti socialiste ne présente que deux candidats (Jean-Louis Destans et Daniel Lého) pour laisser un candidature au parti communiste, il aurait été beaucoup plus clair et efficace que la gauche se présente unie, avec 3 candidats clairement identifiés sur le même bulletin.

Pour défendre un point de vue clairement de gauche lors de ces élections, les communistes de l’Eure ont désigné Andrée Oger et Christian Jutel comme candidats titulaire et suppléant.



Voici leur lettre adressée cette semaine aux grands électeurs de l’Eure :

 Chers Collègues Grands Electeurs,

Ces élections sénatoriales s'inscrivent dans un contexte extrêmement difficile pour notre pays et ses habitants.

Vous êtes, comme moi, confrontés chaque jour à des situations de détresse de plus en plus nombreuses, de plus en plus diverses, de plus en plus profondes. Avec les responsabilités accrues confiées à nos collectivités, avec les moyens de plus en plus réduits qu'on nous octroie, comme moi, vous ne pouvez pas toujours apporter l'aide matérielle qui s'avèrerait indispensable.

Nous avons tous mauvaise conscience de voir dans notre pays, pourtant riche, des gens à la recherche d'un emploi, d'un logement décent correspondant à leurs possibilités financières. Je rappelle qu'il y a dans l'Eure près de 13 000 demandes de logements non satisfaites.

Et que dire du chômage et de la précarité qui augmentent, de l'état catastrophique de notre système de santé dans l'Eure, des fermetures de classes et de bureaux de poste ?

Que dire des difficultés des jeunes à trouver un emploi, du prix des carburants quand l'Etat empoche 70 % de taxe sur chaque litre consommé ? Que dire du recul de l'âge de la retraite, de l'augmentation de la durée du travail, du démantèlement systématique du Code du Travail, du remboursement toujours moindre des frais médicaux ?

Que dire des menaces de plus en plus claires qui pèsent sur les possibilités réelles d'action des petites et moyennes communes ? Que dire des difficultés financières rencontrées par les villes, de plus en plus privées de moyens, elles aussi ?

Que dire aussi devant cet étalage de fortunes indécentes, de ces parachutes en or pour PDG arrogants ? Sinon en conclure que de l'argent, il y en a, et qu'on pourrait en faire autre chose !

Ces élections sénatoriales peuvent et doivent être l'occasion de manifester notre volonté de changement pour une amélioration de la vie quotidienne de la majorité des Français.

Or, nous n'y voyons que ronron entre gens de bonne compagnie !

Nous voyons les sortants revenir en évitant soigneusement de parler de leur bilan politique.

Nous voyons aussi de nouveaux candidats qui n'osent pas afficher la couleur alors que nous avions, comme beaucoup, rêvé d'une liste unie de l'opposition à la politique actuelle. Cette union de la gauche, certains la refusent pour ne pas trop se "marquer" alors que, à la Région, au Conseil Général comme dans nos mairies, nous travaillons ensemble depuis des années dans l'intérêt de tous.

Néanmoins le parti socialiste a décidé de ne présenter que deux candidats afin de permettre au parti communiste de présenter la 3e candidature à  gauche.

Soyons clairs, nous nous présentons pour affirmer notre opposition résolue à la politique actuelle. Nous nous présentons pour une meilleure répartition des pouvoirs et des richesses.

L'enjeu est important : n'oublions pas que la réforme constitutionnelle, en juillet, n'est passée qu'à une voix près ! Grâce aux résultats des dernières élections locales, et avec votre participation, le département de l'Eure peut faire évoluer le rapport de force au Sénat.

Vous nous connaissez, résolus, droits, expérimentés, n'acceptant pas les compromis. Nous souhaitons continuer à mettre notre énergie au service des Eurois et des Euroises pour une vie meilleure. Au Sénat, cette vieille institution conservatrice et figée qui empêche les choses et les gens de bouger, nous serons l'aiguillon qui fait avancer.

Nous sommes à votre disposition,

 

André OGER, candidate titulaire         
Maire Honoraire de Croth,

Vice-Présidente du Conseil Général,

Chevalier de la Légion d'Honneur

Christian JUTEL, candidat suppléant,

Vice-Président du Conseil Régional chargé de la santé

 

  

Nous vous proposons de nous rencontrer :

le mardi 9 septembre 2008, à la mairie de Brionne, à 18 h 30 ;

le mardi 16 septembre, salle Gérard Philipe de Gravigny à 18 h, avec la participation de Thierry FOUCAUD, sénateur de Seine-Maritime ;

le vendredi 19 septembre,  salle Ambroise Croizat de Pont-de-l’Arche à 18 h.


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