Vendredi 23 mai 2008

Je tiens aujourd'hui à porter à votre connaissance l'excellente intervention de Jean-Pierre Brard, dans le cadre de l'examen de la procédure de renvoi en commission déposée par des membres du groupe GDR et défendue par Partick Braouzec. Bonne lecture.


" Regardons un instant dans le rétroviseur : lors du coup d’État du 13 mai 1958, le général de Gaulle devint président du Conseil. Qui présentait alors le projet de révision constitutionnelle devant l’Assemblée nationale ? Le garde des Sceaux, et non le Premier ministre. Or, aujourd’hui, la fonction de Premier ministre est tellement décrédibilisée que M. Fillon vient en personne. Quant à la garde des Sceaux, sa présence nous ravit, mais elle se tait. Devrai-je attendre qu’elle soit Premier ministre ?


Vous prétendez vouloir améliorer la Constitution alors même que vous violez chaque jour celle qui est en vigueur. Comment croire que vous la respecterez davantage après sa révision ?


Souvenez-vous de ce que nous disait le Premier ministre : s’agissant de l’engagement de nos troupes, le texte actuel est désuet, et il n’y a plus lieu de l’appliquer. Vous voyez que l’on ne peut pas vous faire confiance !


La Constitution accorde au Premier ministre des prérogatives claires et importantes. Or, en réalité, le Président de la République s’est substitué à lui. Nous avons ainsi entendu M. Fillon nous présenter un projet proposé par M. Sarkozy lui-même : de quel droit ? Seul le Premier ministre peut nous proposer des textes de loi. Le Président de la République, en violation de la Constitution, écrit des lettres de mission aux ministres – ce qui prouve au moins qu’il sait écrire. De quel droit ? Seul le Premier ministre peut donner des instructions à ses ministres.


Comment croire à vos merveilleuses améliorations dès lors que vous n’appliquez même pas le texte initial ? Notre excellent collègue sénateur, le professeur Gélard, disait que l’Union soviétique et la Roumanie avaient les meilleures constitutions du monde, à ce détail près qu’elles n’étaient pas appliquées.


La même déviance se reproduira avec vous : sous couvert d’élargissement, le Parlement sera définitivement dessaisi du droit de décider de l’engagement de nos troupes, par exemple, puisque nous serons réunis trois jours après la décision, pour ne pas faire davantage que vérifier l’adéquation entre les propos du Gouvernement et ceux des médias. Voilà comment vous décrédibilisez le Parlement !


Treize des trente-cinq articles du projet doivent être mis en forme via de futures lois organiques ou modifications du Règlement des assemblées. C’est un véritable chèque en blanc que vous nous demandez !


Un député de la Nation doit avoir le courage de s’opposer, quitte à être minoritaire. Souvenez-vous que vous avez adopté le projet de Constitution européenne, mais que les Français vous ont désavoués ! Le général de Gaulle était seul, lui, le 18 juin 1940 à Londres ! Et qui avait raison ? Lui ! Ayez donc le courage de vous opposer ! "

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Jeudi 22 mai 2008


Des profondeurs de la France du travail, de la jeunesse, des retraités..., monte une sourde mais puissante colère. Elle se manifeste dans une multitude de mouvements sociaux et citoyens.

Ça a été le cas aujourd'hui, uniformément dans le pays : les français ont marqué leur profond mécontentement face à un gouvernement attaché à démonter les voies sociales.

Désormais, une grande majorité de nos concitoyens ont conscience du niveau des mensonges assénés par le candidat devenu président de République. Seuls les très hauts revenus voient leur situation s'améliorer me disait-on encore ce matin à Evreux. Hélas oui c'est vrai et toutes les révisions législatives entamées n'ont pour objectif que de conforter, dans le cadre de la crise actuelle, le taux de profit des grandes entreprises et les indécents revenus des actionnaires. C'est le sens des violentes attaques contre le Code du travail, de l'allongement de la durée du travail, du recul de l'âge de départ à la retraite, des prélèvements sociaux supplémentaires alors que le niveau de protection social diminue.

Les salaires et les retraites sont bloqués alors que le montant des achats quotidiens ne cesse d'augmenter. Le projet baptisé « Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) » n'est que le paravent servant à préparer une réduction drastique des services publics utiles aux populations.

Nous ne sommes plus dupes et à voir à Evreux ce matin (comme partout en france d'ailleurs) le nombre de manifestants dans la rue, notre pays se réveille de sa léthargie et commence à comprendre la manière de procéder des malins du pouvoir actuel.

 

Les refus grandissant des politiques Sarkozystes  et du système capitaliste lui-même ne conduit pas, pour l'instant, à une claire conscience de la nature et du niveau des réformes progressistes qu'il faudrait mettre en œuvre. La droite en joue. Une partie de la gauche aussi.

On ne peut prétendre gagner dans les urnes sans gagner sur des idées vraiment de gauche !

Le mouvement actuel vers une droite populiste dans plusieurs pays européens est très inquiétant. Raison de plus pour prendre ses responsabilités et ouvrir partout le débat sur la nécessité et la possibilité de réformes progressistes s'inscrivant dans un processus de transformation sociale pour l'émancipation humaine.

 

C'est aujourd'hui que la gauche, dans sa diversité, doit se parler, élaborer et agir dans l'unité pour des solutions politiques afin d'empêcher cette déferlante antisociale et anti-progressiste. Combattre la crise appelle non pas plus d'austérité mais au contraire d'augmenter le pouvoir d'achat. Progresser vers l'égalité et la justice appelle plus de services publics, l'investissement dans la formation et le logement social. Investir massivement dans l'école et la recherche, c'est préparer une société moderne et un avenir meilleur pour toutes et tous. Faire de la sécurité de vie depuis la naissance, puis dans le travail et la formation continue, jusqu'à l'amélioration des retraites, en passant par la sécurité alimentaire et de nouveaux types de développement, c'est la condition d'une société et d'un monde modernes. La promotion de la solidarité internationale, la coopération, le désarmement et la paix sont les conditions pour changer l'Europe et le monde.

 

C'est un front uni de la gauche sociale et politique qu'il faudrait s'attacher à construire pour résister, riposter, mais surtout pour élaborer des propositions et un projet alternatif à la droite.

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Mercredi 21 mai 2008

Demain, soyons nombreux à l'appelle des organisations syndicales pour défendre l'avenir de nos retraites.


Le gouvernement est autiste et se terre dans ses réformes absurdes. Le Président de la République annonce unilatéralement que le passage à 41 ans de cotisation n'est pas discutable. Le ministre du Travail clôt la concertation le 28 avril dernier. C'est une fin de non-recevoir à toutes les propositions syndicales.


Incontestablement, il veut passer en force et imposer les choix qui guident les réformes successives depuis 1993. Le Medef quant à lui en rajoute, proposant de reculer l'âge de la retraite à 61 ans, 62 ans et plus.


Voilà où nous en sommes aujourd'hui et pourtant ! Des solutions il en existent.


La CGT propose :

1 - Garantir un bon niveau de retraite
Garantir un niveau de retraite au moins égal à 75% du salaire pour une carrière complète (avec un minimum garanti au moins égal au Smic).
Revaloriser les pensions comme les salaires.


2 - Assurer un droit à la retraite à partir de 60 ans
Reconnaître une carrière complète à 60 ans, intégrant les périodes de stage, d'étude, d'acticité professionnelle ou d'inactivité forcée (chômage, recherche d'un premier emploi,...).


3 - Reconnaître la pénibilité par un départ anticipé
Mettre immédiatement en place un dispositif de départ anticipé en retraite pour les salariés ayant exercé des travaux pénibles, dangereux ou astreignant. C'est une question de justice sociale.


4 - Assurer le financement des retraites
Développer l'emploi de qualité.
Modifier la répartition des richesses en faveur du travail en réformant la « cotisation employeur », en tenant compte de la politique d'emploi et de salaires des entreprises.
Dégager des ressources supplémentaires, notamment par la taxation des stock-options et des revenus financiers des entreprises.


C'est tous ensemble, jeunes, actifs et retraités, que nous pourrons mettre en échec le passage en force gouvernemental et faire valoir ces propositions. Garantir l'avenir de nos retraites, c'est aussi créer les conditions pour que les jeunes salariés, étudiants et apprentis aient confiance dans le système qui a fait preuve de son efficacité.


Pour toutes ces raisons, je vous donne rendez-vous à la manifestation à EVREUX demain, jeudi 22 à 10h00 au Bel Ebat.

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Lundi 19 mai 2008

L’annonce brutale d’un service minimum d’accueil à l’école constitue une réponse politicienne, démagogique, inadaptée, et provocatrice aux attentes de dialogue qu’expriment les enseignants sur la réussite scolaire et la revalorisation de leur métier

Faute de pouvoir prendre des mesures concrètes d’amélioration du pouvoir d’achat, dans l’incapacité d’entendre les inquiétudes et les revendications des enseignants, dans le refus d’engager un réel dialogue sur l’arrêt des suppressions de postes dans l’éducation nationale et la fonction publique, le Président de la République ne trouve plus à offrir, comme mode de gouvernement, qu’une basse manœuvre politicienne et le passage en force.

Alors que des centaines de milliers d’enseignants et d’élèves manifestent pour un enseignement de qualité et les moyens qu’il nécessite, la seule réponse qui leur est apportée est totalement décalée, annoncée sans aucune concertation préalable avec les élus qui sont pourtant les premiers concernés par la mise en place d’un service minimum d’accueil à l’école.

Les formes de l’annonce de cette décision témoignent d’une absence totale de considération autant des enseignants, auxquels aucune réponse n’est apportée, que des élus, dont la liberté d’administration des collectivités territoriales est bafouée.

Ce ne sont pas de telles réponses que les enseignants attendent et que l’avenir de nos enfant méritent. Ce ne sont pas de telles méthodes unilatérales et autoritaires de gouvernement dont nos concitoyens ont besoin.

Dans tous les domaines de la vie quotidienne qui les préoccupent, le pouvoir d’achat, l’augmentation des prix, les retraites, la qualité de l’enseignement et de l’éducation, il faut retrouver les voies du dialogue républicain, l’ambition de la justice sociale et du droit à la réussite de tous.

Je condamne donc fermement la très grave atteinte portée par le Président de la République au droit de grève et renouvelle tout mon soutien au élèves, aux parents et aux enseignants qui agissent pour empêcher les suppressions de postes prévues pour la rentrée prochaine dans l'Eure.

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Vendredi 2 mai 2008

Communiqué de presse :

Après avoir abusé de la pratique systématique du chômage partiel pendant des années pour compenser les aléas de la production, la direction de l'entreprise Marco privée de recourir au chômage, place l'entreprise en situation de redressement judiciaire pour cessation de paiement.

Les conséquences immédiates de cette procédure sont la suppression de 47 emplois à Pont-de-l'Arche, soit la moitié du personnel de production, avec une obligation de résultat dans un délai de 6 mois.

Vue la situation, j'ai demandé une entrevue avec le PDG de l'entreprise, en vain. Ce dernier, Monsieur Tassel ayant purement et simplement refusé de me rencontrer. Cela en dit long sur la manière d'en finir au plus vite avec cette affaire !

A ce sujet, je ne peux que regretter l'absence d'organisations syndicales chez Marco, car les élus du comité d'entreprise auraient pu utiliser le droit d'alerte et la désignation d'un expert comptable indépendant de la direction, chargé d'étudier la véracité des chiffres communiqués par la direction. Ainsi, il aurait pu être réfléchi et élaboré des propositions industrielles capables de pérenniser le site.

Humainement c'est dramatique et ma rencontre avec les salariés m'ont convaincu de mener un action de soutien et de propositions alternatives pour sauver ces emplois. Car si on ne fait rien en ce sens, c'est l'annonce à plus ou moins brève échéance de la fermeture de l'usine Marco sur Pont-de-l'Arche.

N'oublions pas que moins d'emploi dans la région, moins de taxe professionnelle pour la ville et ses habitants, c'est moins de pouvoir d'achat, ce qui portera un coup supplémentaire au commerce local déjà bien en souffrance.

Pourquoi ce serait toujours aux mêmes de subir, alors qu'ils ne sont aucunement responsables ?

Pourquoi Marco serait-il exonérés de rembourser toutes les aides de l'Etat perçues, toutes les exonérations de charges obtenues au nom de l'emploi ?

Car c'est bien de votre argent dont il s'agit.

A cela s'ajoute les 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux contenus dans le paquet fiscal, première mesure prise par le président Sarkozy en faveur de ses riches amis.

Opposons-nous aux mesures brutales, de rigueur salariale, de fermeture d'usines. Privilégions la négociation, la concertation, la reconversion et la formation.

C'est tout naturellement que j'ai participé à la manifestation devant chez Marco, mardi 29 avril et je pense qu'il ne faut pas en rester là.

Il faut obtenir :

Une vérification des comptes par un expert comptable indépendant ce qui permettrait :

- d'examiner les relations financières qu'entretiennent entre-elles les différentes sociétés Marco dont Sofidi et Nordatec.
- D'examiner également les relations que pourraient entretenir Marco Pont-de-l'Arche et l'usine appartenant à la direction Marco en Tunisie.
- Le gel des licenciements en attendant l'expertise et le paiement immédiat, intégral des salariés concernés.
- Un négociation, patronat, syndicat, représentant de l'Etat, élus locaux sur le devenir de cette entreprise.

C'est dans ce sens que j'alerterai toutes les autorités de l'Etat pour qu'elles prennent leurs responsabilités.

 

 

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Vendredi 18 avril 2008

Communiqué de presse d’André CHASSAIGNE, député du Puy-de-Dôme, au nom des députés communistes et républicains

L’amendement 252 que j’ai défendu au nom des députés communistes et républicains et fait adopter dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif aux OGM proposait que les organismes génétiquement modifiés ne pourraient être désormais cultivés, commercialisés ou utilisés que dans la garantie du respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées “sans organismes génétiquement modifiés”, et en toute transparence. »

Cet amendement implique notamment que les territoires concernés par les signes de qualité AOC, agriculture biologique et autres filières protégées, et qui font la force de notre agriculture, avec des cahiers des charges très stricts, excluent la présence d’OGM. 

Cette disposition serait un encouragement pour assurer une alimentation de qualité et sa promotion en France comme à l’étranger. Cet amendement a d’ailleurs suscité l’adhésion des Français, puisqu’en quelques jours l’appel à son soutien a déjà permis de rassembler plus de 25 000 signatures. Une lettre ouverte signée par 40 personnalités a amplifié cette mobilisation.

Or, sur injonction du gouvernement, le Sénat vient dans la nuit du 16 au 17 avril de le modifier en ajoutant que « la définition du “sans organismes génétiquement modifiés” se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire. Dans l’attente d’une définition au niveau européen, le seuil correspondant sera fixé par voie réglementaire, sur avis du Haut conseil des biotechnologies, espèce par espèce. »

Je souhaite faire aujourd’hui état de ma forte déception et de mon analyse sur l’alinéa rajouté à l’amendement 252.

Le principe suivant lequel « la définition du “sans organismes génétiquement modifiés” se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire » témoigne d’une interprétation tendancieuse de la législation européenne en vigueur.

L’Union européenne établit en effet un seuil d’étiquetage à partir duquel la présence d’OGM est indiqué, à savoir 0,9 % de présence fortuite d’OGM dans le produit. Cet étiquetage a pour effet de tromper le consommateur en lui faisant croire qu’en dessous de ce seuil, aucun OGM n’est présent. Mais rien n’empêche que la législation nationale définisse a contrario que des produits soient considérés « sans OGM ». C’était d’ailleurs l’objet d’un de mes amendements en première lecture.

Sur cette base, rien n’empêche également les Etats membres d’interdire donc dans des zones entières toute présence d’OGM. L’Autriche l’a d’ailleurs fait pour certains territoires sans s’attirer les foudres de la Commission européenne.

Loin de répondre à cette attente, le sous-amendement du Sénat rejette les zones sans OGM et se défausse sur le pouvoir réglementaire pour qu’il définisse après avis du Haut Conseil les seuils de présence d’OGM, espèce par espèce. Or, si l’on se situe dans une analyse au cas par cas, le risque est grand que l’autorité administrative vienne contredire le principe de protection des zones particulières. Le développement des cultures OGM ne respectera alors plus les zones protégées. Mon amendement initial privilégiait au contraire une vision globale de la protection.

Le gouvernement qui a inspiré cette modification cherche donc à l’évidence à jeter le trouble dans les esprits, en vidant mon amendement de son contenu, pour donner des gages à la majorité. Les députés communistes et républicains se battront donc à l’Assemblée nationale pour redonner à l’amendement 252 sa cohérence en retirant l’ajout émanant du Sénat.

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Mercredi 16 avril 2008

Les révoltes de la faim dans des dizaines de pays en développement sur tous les continents traduisent une crise profonde et violente des relations économiques internationales et du modèle néo-libéral. Des centaines de millions de personnes dans le monde paient les conséquences de la libéralisation, de la privatisation, de la destruction des agricultures vivrières, de la réduction drastique des budgets sociaux... Les politiques d’ajustement structurel ont contribué à l’affaiblissement des économies des pays du Sud, à l’extension d’une pauvreté massive au nom d’une insertion dans la mondialisation capitaliste qui n’a fait qu’accentuer la vulnérabilité et la dépendance de ces pays.

L’augmentation brutale des prix de nombreux produits vitaux révèle et accentue cette crise majeure du mode de développement en contribuant à déstabiliser des sociétés déjà très fragilisées et souvent victimes de régimes répressifs et corrompus. La responsabilité des pays capitalistes développés et des institutions financières et commerciales internationales -l’OMC et le FMI, en particulier- est écrasante. Elle l’est d’autant plus que l’augmentation du prix a été encore aggravée avec la spéculation sur les produits de base et les effets de la crise énergétique. La baisse de l’aide publique au développement, pour la deuxième année consécutive, en a encore rajouté.

Des mesures urgentes sont indispensables afin de permettre à toutes les populations concernées d’accéder immédiatement à des denrées et à des produits de première nécessité. La France, l’Union européenne, les institutions internationales doivent y contribuer. Mais cette crise ne touche pas qu’à la sécurité alimentaire. Elle appelle à un vrai changement de politique par la prise en charge des grands enjeux du développement avec la mise en cause des politiques d’ajustement structurel néo-libérales, le développement de l’agriculture pour la souveraineté alimentaire, la transformation et la démocratisation des institutions internationales et des règles du financement du développement, l’annulation des dettes...

Tout doit être fait pour que soient effectivement atteints les Objectifs du Millénaire pour le développement adoptés par l’ONU en l’an 2000 afin de diminuer de moitié la pauvreté mondiale.

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Dimanche 6 avril 2008
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Dimanche 30 mars 2008
Monsieur le Maire d'Igoville,
Mesdames et Messieurs les Elus,
Messieurs les présidents d'associations d'anciens combattants,
Mesdames, Messieurs, Chers Amis,
Messieurs les Porte Drapeaux,

 C'est un honneur et un plaisir d'être ici aujourd'hui, en la commune d'Igoville, pour vous rendre hommage, vous qui avez connu les affres de la guerre.

 Vous êtes des exemples pour les jeunes générations car, au delà des combats et de la privation de liberté, vous avez toujours su condamner l'horreur et la violence.

Et vous avez absolument raison ! La plus belle façon de célébrer la mémoire des morts victimes de la guerre est de respecter le monde qui nous entoure et de perpétuer ce désir de liberté, d'égalité et de fraternité à travers les peuples.

 Avoir de la mémoire ne signifie pas vivre dans le passé, mais ne pas oublier les leçons que nous ou d'autres hommes avant nous avons tirés de nos erreurs ou réussites.

 Ce rendez-vous d'aujourd'hui illustre très bien cela et je note que vos congrès sont toujours tournés vers l'avenir et aussi attentifs à  l'actualité.

J'en veux pour preuve la déclaration de votre bureau fédéral du 4 mars dernier qui stipule votre inquiétude quant à la violence et aux actes de guerre au moyen orient appuyant aussi sur les nombreuses victimes innocentes de cette folie meurtrière.

 J'ajoute que nous ne pouvons pas ignorer les drames et les situations chaotiques hors de l'Europe. Les difficultés économiques de l'Afrique, de l'Asie, de l'Amérique Latine sont telles que ces peuples nous interpellent.

 N'oublions pas non plus les cinq années de guerre en Irak qui laissent un pays dévasté en pleine guerre civile et qui livre déjà son triste bilan : près d'un million de morts Irakiens et
4 000 soldats Américains.

Cette guerre absurde laissera des traces et des blessures difficiles à résorber !

 Comment ne pas s'insurger non plus devant l'Etat chinois qui colonise le Tibet depuis 1950 et qui réprime dans le sang les tibétains qui demandent leur liberté de façon pacifique ?

 Prenons garde à certaines idées qui peuvent elles mêmes, en opposant les hommes , en développant l'injustice ou le racisme, être des ferments de la guerre.

 Dans tous les pays se manifeste une opinion très forte pour la paix. Dialoguons et reconnaissons aux femmes et aux hommes du monde entier le droit d'exister et de s'administrer librement : le plus fort ne gagnera pas la paix sur un territoire occupé !

Evidemment, à l'heure ou s'est éteint notre dernier poilu, Monsieur Lazare Ponticelli, ces paroles prennent de la hauteur et nous mesurons encore plus l'importance du devoir de mémoire : lui qui s'est battu, comme 8,5 millions de soldats durant la grande guerre de1914 -1918. Malheureusement cette guerre n'aura pas suffit à éradiquer nos futurs conflits.

 Mesdames et Messieurs, je note aussi, avec attention, la volonté de votre fédération à maintenir la reconnaissance envers les anciens combattants et leurs veuves. C'est plus que légitime. Après les services que vous avez rendus à la nation, il convient de continuer à réclamer pour elles, une allocation compensatoire.

 Sachez que vous avez mon plus profond soutien pour appuyer votre demande.

Messieurs les présidents d'associations d'anciens combattants,
Monsieur le Maire d'Igoville,
Mesdames, Messieurs les membres du conseil municipal,
Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

 Je vous remercie de votre attention.

- Publié dans : Anciens combattants
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Vendredi 28 mars 2008
tok.jpg

Quel plaisir de se retrouver hier soir avec ces artistes tellement talentueux. Cet apéro-cirque a été l'occasion pour les alizéens de discuter, découvrir cette belle initiative qui regroupe : l'école, les ados, les familles...

Discours :

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

 Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue et de vous dire combien je suis heureux d'être parmi vous ce soir pour cette belle rencontre entre artistes et habitants.


 Cet apéro-cirque est le départ pour trois jours de folie.
« Tok » est un spectacle que je vous invite à découvrir et à faire découvrir. Il est né d'un projet initié par le Cirque Théâtre d'Elbeuf et par le Conseil général de l'Eure. Vous allez d'ailleurs avoir ce soir un aperçu de ce qui vous attend ces prochains jours.

 Alizay a tenu à soutenir cette initiative culturelle car elle répond a l'idée que nous nous faisons de la culture : une invitation au voyage qui vient au plus près des gens, qui est accessible à tous au sein d'une programmation annuelle variée et toujours de qualité.
Aujourd'hui, vous le savez, le mot culture est employé tous azimuts. C'est la raison pour laquelle nous favorisons les actions créatives qui sensibilisent, font découvrir et donnent envie aux spectateurs de revenir voir les artistes en direct. Je me félicite donc de voir que le cirque Théâtre d'Elbeuf, le conseil général de l'Eure et notre village d'Alizay puissent donner la possibilité matérielle et surtout humaine à ce spectacle d'exister.

 Je suis très sensible à ce partenariat car vous connaissez tous les difficultés qu'ont les intermittents du spectacle à vivre aujourd'hui.

Vous savez certainement aussi que notre gouvernement prévoit le saccage du service public de la culture : je parle de saccage car je découvre depuis quelques semaines comment son ministère prévoit la « révision générale des politiques publique » (c'est le terme employé). Derrière cette appellation, entendons par là : moins de dépenses; une volonté délibérée de privatiser l'espace de création à l'échelle du pays et le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux au ministère de la culture. Voilà les prémices d'une réforme qui vise purement et simplement à livrer la création artistique à la logique du marché financier.

Si l'Etat veut se décharger de tout ce qui relève de la création sur les collectivités sans leur donner le moindre budget : nous courrons à la catastrophe. Qu'une région, un département, un mairie s'occupe de culture, bien sûr, mais il faut des moyens !

N'oublions pas non plus que la le tissu créatif, c'est aussi des emplois permanents et saisonniers.

En tant que Maire et Conseiller général du Canton de Pont-de-l'Arche, je me bats, avec la majorité départementale pour soutenir et promouvoir la diversité artistiques pour qu'elle ne soit pas simplement un supplément d'âme.
J'en veux pour preuve ce rendez-vous privilégié d'aujourd'hui qui met à l'honneur la création et l'innovation.

Durant ces trois prochains jours, vous allez pouvoir savourer ces instants magiques posés entre musique, humour et voltige. Que vos yeux scintillent, que vos oreilles vous apportent toute la profondeur à ce voyage qui s'inscrit entre poésie et tendresse.

Merci au Conseil général de l'Eure et à la communauté de communes de Seine Bord pour leur participation financière.

 Merci aussi à Roger Leroux, directeur du Cirque théâtre d'Elbeuf, à tous ses collaborateurs ainsi qu'aux artistes.

Je n'oublie pas non plus de féliciter notre service culturel emmené par notre adjoint Frédéric Cozette pour la qualité de notre programmation culturelle et sa prise directe avec notre population.

 Je vous remercie de votre attention.

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