Jeudi 18 septembre 2008

Le gouvernement étrangle les collectivités territoriales et l’année qui arrive (2009) s’annonce très mal.

30 000 postes de fonctionnaires en moins sur 2009 n’auront donc pas suffit au gouvernement qui envisage de soumettre les collectivités territoriales à une nouvelle diète.

« Trop dépensières » à dit Eric Woerth ! Et en plus il l’a dit sans rire le bougre. « Elles » qui furent déjà affaiblies en 2008 par leur mise à contribution dans le cadre du nouveau plan de rigueur UMPiste.

Oui, ce qui se profile est grave pour nos villes : blocage de la dotation globale de fonctionnement, mise en cause du fond de compensation pour la TVA, nouvel allègement de la Taxe Professionnelle sans compensation…

 

C’est une déclaration de guerre faite aux élus locaux !

 

Il faut que le gouvernement arrête de chercher sans cesse un bouc-émissaire à ses échecs.

 

Echecs, vous avez dit Echecs ?

L’échec aujourd’hui vient de la politique économique et monétaire européenne qui impose l’austérité pour les dépenses budgétaires, la liberté de circulation des capitaux, des taux d’intérêts élevés et la raréfaction de la création monétaire.

Ce qui est en cause aujourd’hui, ce sont les politiques guidées par le respect des critères de convergence, par le pacte de stabilité, l’autisme de la Banque Centrale Européenne (BCE). A quoi sert-il d’économiser quelques centaines de millions d’euros en supprimant des emplois publics quand le seul relèvement des taux directeurs de la BCE (indépendante) coûte de 2 à 3 milliards d’euros de plus en année pleine, au service de la dette ?

 

Partout où l’austérité politique excelle, les mêmes résultats pavoisent : mauvais état des comptes, faible croissance globale des économies, aggravation des inégalités sociales.

 

Cessons de gaspiller l’argent public dans des allègements fiscaux inefficaces (73 milliards en 2008). Affectons-les plutôt à des dépenses utiles afin de répondre aux besoins populaires en matière d’emploi, de logement, de protection sociale, de vie sociale et associative, de sécurité et de développement des services publics.

Autant de propositions qui permettraient de concilier « croissance et justice fiscale.

 

Chers grands électeurs,

Dimanche 21 septembre, donnons du sens à la gauche, votons pour les candidats présentés par le parti communiste français dans le département de l’Eure.


Votons pour Andrée Oger, Vice-présidente du Conseil général de l’Eure et Christian Jutel, Vice-président du Conseil régional.

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Vendredi 12 septembre 2008

Corporatistes, archaïques, égoïstes… Ce sont quelques-uns des qualificatifs couramment accolés aux mouvements sociaux par les « bien-pensants ». les mêmes assurent que les » réformes » sarkozystes seraient « courageuses » et  « modernes ».

 

Une escroquerie !

Si la droite et le patronat cognent si fort sur les luttes, c’est bien parce que, loin d’être « catégorielles », elles mettent en réalité en cause le modèle de société que la droite veut imposer au pays. La lutte contre la privatisation de La Poste et pour obtenir un référendum sur cette question, c’est la défense d’un service public garantissant l’accès et aussi l’égalité d’accès en termes de structures, de tarifs, à des services et des prestations essentiels.

 

C’est également la défense de la démocratie quand Nicolas Sarkozy s’est assis sur le « non » des français en 2005 et à fait valider par la voie parlementaire le clone du texte rejeté. La lutte des Goodyear à Amiens contre les 4x8, c’est le refus de la société du « travailler plus » sarkozyste, c’est l’aspiration à ne pas s’user au travail. La mobilisation dans l’éducation nationale contre la réforme Darcos, c’est la promotion d’une école de la réussite pour tous en lieu et place d’une formation au rabais.

 

Trois exemples qui montrent que ce qui est mis en cause, c’est la société au service du capitalisme que Nicolas Sarkozy tente d’imposer.

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Jeudi 4 septembre 2008

Le 21 septembre, 1/3 des départements français renouvellent leurs élus dont l’Eure qui a actuellement 3 sénateurs de droite. Pour ces élections, seuls les « Grands Electeurs » peuvent voter (parlementaire, conseiller régionaux ou généraux, maires et quelques conseiller municipaux ou électeurs désignés)… Bref, un ersatz de démocratie.

Pour autant, les communistes de l’Eure ont souhaité s’appuyer sur les résultats des dernières élections municipales et cantonales pour tenter de modifier le rapport de force départemental en faveur de la gauche.

Même si le parti socialiste ne présente que deux candidats (Jean-Louis Destans et Daniel Lého) pour laisser un candidature au parti communiste, il aurait été beaucoup plus clair et efficace que la gauche se présente unie, avec 3 candidats clairement identifiés sur le même bulletin.

Pour défendre un point de vue clairement de gauche lors de ces élections, les communistes de l’Eure ont désigné Andrée Oger et Christian Jutel comme candidats titulaire et suppléant.



Voici leur lettre adressée cette semaine aux grands électeurs de l’Eure :

 Chers Collègues Grands Electeurs,

Ces élections sénatoriales s'inscrivent dans un contexte extrêmement difficile pour notre pays et ses habitants.

Vous êtes, comme moi, confrontés chaque jour à des situations de détresse de plus en plus nombreuses, de plus en plus diverses, de plus en plus profondes. Avec les responsabilités accrues confiées à nos collectivités, avec les moyens de plus en plus réduits qu'on nous octroie, comme moi, vous ne pouvez pas toujours apporter l'aide matérielle qui s'avèrerait indispensable.

Nous avons tous mauvaise conscience de voir dans notre pays, pourtant riche, des gens à la recherche d'un emploi, d'un logement décent correspondant à leurs possibilités financières. Je rappelle qu'il y a dans l'Eure près de 13 000 demandes de logements non satisfaites.

Et que dire du chômage et de la précarité qui augmentent, de l'état catastrophique de notre système de santé dans l'Eure, des fermetures de classes et de bureaux de poste ?

Que dire des difficultés des jeunes à trouver un emploi, du prix des carburants quand l'Etat empoche 70 % de taxe sur chaque litre consommé ? Que dire du recul de l'âge de la retraite, de l'augmentation de la durée du travail, du démantèlement systématique du Code du Travail, du remboursement toujours moindre des frais médicaux ?

Que dire des menaces de plus en plus claires qui pèsent sur les possibilités réelles d'action des petites et moyennes communes ? Que dire des difficultés financières rencontrées par les villes, de plus en plus privées de moyens, elles aussi ?

Que dire aussi devant cet étalage de fortunes indécentes, de ces parachutes en or pour PDG arrogants ? Sinon en conclure que de l'argent, il y en a, et qu'on pourrait en faire autre chose !

Ces élections sénatoriales peuvent et doivent être l'occasion de manifester notre volonté de changement pour une amélioration de la vie quotidienne de la majorité des Français.

Or, nous n'y voyons que ronron entre gens de bonne compagnie !

Nous voyons les sortants revenir en évitant soigneusement de parler de leur bilan politique.

Nous voyons aussi de nouveaux candidats qui n'osent pas afficher la couleur alors que nous avions, comme beaucoup, rêvé d'une liste unie de l'opposition à la politique actuelle. Cette union de la gauche, certains la refusent pour ne pas trop se "marquer" alors que, à la Région, au Conseil Général comme dans nos mairies, nous travaillons ensemble depuis des années dans l'intérêt de tous.

Néanmoins le parti socialiste a décidé de ne présenter que deux candidats afin de permettre au parti communiste de présenter la 3e candidature à  gauche.

Soyons clairs, nous nous présentons pour affirmer notre opposition résolue à la politique actuelle. Nous nous présentons pour une meilleure répartition des pouvoirs et des richesses.

L'enjeu est important : n'oublions pas que la réforme constitutionnelle, en juillet, n'est passée qu'à une voix près ! Grâce aux résultats des dernières élections locales, et avec votre participation, le département de l'Eure peut faire évoluer le rapport de force au Sénat.

Vous nous connaissez, résolus, droits, expérimentés, n'acceptant pas les compromis. Nous souhaitons continuer à mettre notre énergie au service des Eurois et des Euroises pour une vie meilleure. Au Sénat, cette vieille institution conservatrice et figée qui empêche les choses et les gens de bouger, nous serons l'aiguillon qui fait avancer.

Nous sommes à votre disposition,

 

André OGER, candidate titulaire         
Maire Honoraire de Croth,

Vice-Présidente du Conseil Général,

Chevalier de la Légion d'Honneur

Christian JUTEL, candidat suppléant,

Vice-Président du Conseil Régional chargé de la santé

 

  

Nous vous proposons de nous rencontrer :

le mardi 9 septembre 2008, à la mairie de Brionne, à 18 h 30 ;

le mardi 16 septembre, salle Gérard Philipe de Gravigny à 18 h, avec la participation de Thierry FOUCAUD, sénateur de Seine-Maritime ;

le vendredi 19 septembre,  salle Ambroise Croizat de Pont-de-l’Arche à 18 h.

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Mercredi 3 septembre 2008

CGT

mercredi 3 septembre 2008

 

Concernant les exigences en matière de recherche d'emploi pour les bénéficiaires du RSA, Agnès Naton, secrétaire confédérale de la CGT estime, dans une vidéo diffusée sur le site de la Confédération syndicale, "que le gouvernement ne veut plus inciter au retour du travail, mais veut que ces personnes soient dans l'obligation de retour au travail. Pas de travail, pas de RSA. Les personnes qui ne seront pas au travail percevront un revenu égal au RMI actuel soit 448 euros".

"Les personnes qui ne reprendront pas n'importe quel emploi dans n'importe quelle condition et à n'importe quel prix seront sanctionnés, voire ne percevront plus rien" s'est elle inquiétée.

Derrière l'annonce de la taxation du capital, on se rend compte que les plus riches sont complètement épargnés de ce financement. Ce sont celles et ceux qui ont épargné à partir de leur faible revenu qui vont être essentiellement touchés par cette mesure.

Pour Agnès Naton, la taxation du capital est une mesure de justice sociale à condition que ce soit les plus riches qui soient taxés et là ce n'est pas le cas.

La CGT propose « que les plus riches, les entreprises qui font des bénéfices mirobolants, les spéculations financières soient mises à contribution. Notamment le paquet fiscal -15 milliards qui ont été accordés l'année dernière aux plus riches-, le bouclier fiscal, les niches fiscales, des dizaines et des dizaines de milliards qui pourraient être mis au service, à la fois du développement économique, de l'efficacité économique, mais également des plus pauvres, des plus exclus d'entre nous pour favoriser leur retour à l'emploi et une relance de la croissance et du pouvoir d'achat »...

 

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Jeudi 10 juillet 2008

Il y a au moins une profession en France qui ne pourra pas se plaindre pour son pouvoir d'achat : celle des publicitaires.

 

Sarkozy vient  en effet de leur allouer cinq millions d'euros pour orchestrer une campagne de pub sur le thème : mais si, votre pouvoir d'achat augmente.

 

Pour l'Elysée, le mécontentement populaire ne serait qu'un malentendu. Nos concitoyens ne sauraient pas assez tout ce que le gouvernement a entrepris pour redresser et améliorer le pouvoir d'achat. Ils se seraient focalisés sur des mesurer du type « paquet fiscal ».

 

Pour le premier ministre, ce serait de la faute de l'INSEE, coupable de ne pas livrer les bons chiffres de croissance liés à la si bonne politique mise en place depuis un an sans que l'on s'en rendit compte jusque là.

 

Bref, à défaut de convaincre les français qu'ils n'ont aucune raison de se plaindre, il faut ouvrir le parapluie : le gouvernement ferait tout ce qu'il pourrait et pas que pour les riches.

A voir, quand on sait comment s'y prend le pouvoir pour maltraiter l'allocation scolaire ou bien racketter les allocations familiales : cela fera deux cents millions de moins pour les familles !

A voir, quand le même jour, obligé de suivre l'inflation qui repart au galop, on apprend que le SMIC horaire est augmenté de 8 petits centimes d'euros le 1er juillet.

 

Le double discours est devenu monnaie courante. On ne peut prétendre à la télévision œuvrer pour l'intérêt général et prioritairement faciliter « en douce » la vie des très riches : le fameux bouclier fiscal permettant aux classes très privilégiées de ne pas payer plus de 50% d'impôts. Ce discours est indécent lorsque l'on sait combien la vie est difficile pour des millions de personnes confrontées aux augmentations incessantes des prix.

 

Il suffit de se rendre à une station service, à la pharmacie, de faire ses courses, de payer son loyer, de chercher à acquérir un logement pour faire la douloureuse expérience de la difficulté d'accéder à l'essentiel. Rien d'étonnant à ce que le pouvoir d'achat soit devenu la première attente des français avec la santé et les retraites.

 

En cette période estivale, période propice aux congés et aux vacances, je m'inquiète du nombre en forte augmentation de personnes qui restent chez elles faute de moyens financiers. Les effets pervers de la politique gouvernementale risquent fort de faire chavirer le bateau France : pour éviter cette catastrophe, il faut se battre pour l'intérêt général... Le calme avant la tempête ? Une chose est certaine : une campagne de pub ne suffira pas à faire oublier la réalité de la vie.

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Mercredi 2 juillet 2008

 

"Les priorités de la présidence française de l’Union européenne sont fixées. Elles concernent principalement : l’immigration, l’Union pour la Méditerranée, l’environnement et la lutte contre le changement climatique, l’énergie, la politique de défense. En arrière plan, le gouvernement français prévoit également d’aborder la question de la réforme de la PAC, de l’Europe du futur, de la politique économique, de l’influence de l’Europe sur la scène internationale, du renouvellement des institutions européennes.

Le référendum irlandais qui a vu la nette victoire du non ne traduit pas un rejet de l’Europe mais une exigence de réorientation des politiques en clarifiant les priorités de la construction européenne. C’est ce qu’entend proposer la gauche, à un moment où le gouvernement, en acceptant un compromis sur le temps de travail au niveau européen, fait sauter la durée légale pourtant fixée à 48h hebdomadaire. Ce choix fait au nom de la France par Nicolas Sarkozy est significatif de ce que va être cette présidence : transposer à l’échelle de l’Europe la politique aujourd’hui conduite en France. C’est le choix de l’adaptation à la globalisation économique libérale.

Face aux conséquences de ces choix de Nicolas Sarkozy, les partis de gauche proposent d’autres priorités pour la présidence française de l’Union européenne, qui permettent de répondre à la fois aux attentes sociales, aux enjeux environnementaux, à la préservation de la paix, à la coopération et au développement avec l’Afrique et la Méditerranée.

Cela implique la définition de priorités.

1ère priorité : la question sociale en Europe : croissance, emploi, pouvoir d’achat, salaires, retraites.

Cette question sociale ne peut être affrontée sans réorientation de la stratégie économique qui prévaut en Europe aujourd’hui. Elle implique que la question sociale soit au cœur de la coordination des politiques économiques dans la zone euro et un changement des objectifs de la Banque centrale. Les droits sociaux existants doivent être préservés, notamment en ce qui concerne le droit du travail. De même, la lutte pour l’emploi, la sécurisation des salariés contre la précarisation des conditions de travail doit être une priorité pour l’Europe. Elle doit notamment avoir pour objectif et d’avoir comme objectif l’instauration d’un salaire minimum dans tous les pays européens.

Il s’agit pour les partis de gauche de renforcer et d’harmoniser les politiques sociales protectrices à l’échelle européenne, de garantir une clause de sauvegarde sociale pour qu’aucune directive relative au marché intérieur ne remette en cause les droits sociaux existants dans un Etat membre.

2ème priorité : face à la crise financière, qui traduit une crise profonde du système financier mondial, il faut renforcer les pouvoirs de contrôle des marchés financiers et modifier la politique monétaire et de crédit de la Banque centrale européenne au profit de l’emploi, de la recherche, de la formation et de l’investissement dans les grandes infrastructures de transport collectif et de communication.

3ème priorité : lancer une vraie politique européenne pour l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Cette politique doit concrétiser les objectifs visant à réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre, à développer les énergies renouvelables, les économies d’énergie et lancer les bases d’une fiscalité environnementale. L’Europe doit défendre le principe du service public de l’énergie, et tirer les leçons des politiques de libéralisation du marché de l’énergie menées depuis une dizaine d’année.

4ème priorité : promouvoir et protéger les services publics, en particulier par la mise en œuvre d’une directive cadre sur les services publics.

5ème priorité : face à la crise alimentaire, il faut affirmer l’impératif d’une Politique agricole commune et le maintien d’une préférence communautaire dans le contexte de cette crise mondiale. Cela implique aussi la régulation des marchés agricoles et la prise en compte de l’environnement et de l’aménagement du territoire rural.

6ème priorité : concevoir une politique internationale européenne qui refuse tout alignement sur la politique américaine. A propos de l’Afghanistan, cette politique doit privilégier l’aide au développement promis par les Nations unies et non pas l’envoi de troupes.

7ème priorité : engager une politique européenne ambitieuse pour le développement de l’Afrique s’appuyant sur la suppression de la dette au profit d’investissements locaux dans les infrastructures, l’éducation, la santé et l’écologie en construisant un vrai partenariat euro-méditerranéen qui respecte les engagements en termes d’aide publique au développement et des initiatives fortes pour la paix au Proche-Orient. La politique d’immigration doit être fondée sur un vrai co-développement et non sur la seule vision sécuritaire et répressive du président de la République."

 

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Vendredi 20 juin 2008

Au lendemain de la consternante décision du Parlement européen de transformer l’Union européenne en forteresse-prison, monsieur HORTEFEUX a illustré les conséquences concrètes de cette politique avec l’exemple français.

La France ambitionne d’être un modèle, en Europe, en matière de lutte contre l’immigration « subie » et pour cela monsieur HORTEFEUX redouble de zèle pour atteindre et dépasser ses objectifs en matière d’expulsions d’étrangers. Il s’est targué, hier, dans un clin d’œil appuyé aux électeurs du Front National, d’une hausse de 80% des reconduites à la frontière, pour les cinq premiers mois de 2008.

Pour obtenir ces sinistres résultats, les services de police et de gendarmerie, mais aussi divers services administratifs, qui sont ainsi détournés de leurs tâches de service public, et desquels il est exigé des actes de délation qui rappellent des heures sombres, sont mis en demeure de participer activement à la chasse à l’homme. Ainsi, par exemple, à Montreuil la police procède à des interpellations à proximité de foyers de travailleurs migrants ce qui a provoqué récemment des incidents devant le commissariat de police.

Les placements en centre de rétention et les mesures d’expulsion frappent à l’aveuglette et tombent fréquemment sur des travailleurs migrants ayant un emploi et souvent une famille. Leur expulsion est donc, outre une absurdité économique la destruction de fait de la famille et la précarisation de l’épouse et des enfants.

Cette politique inhumaine doit être combattue avec la plus grande fermeté par tous les citoyens attachés aux droits de l’homme, tant en France qu’au niveau européen où la présidence française promet d’aggraver encore la répression.

 

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Mercredi 28 mai 2008

Bonjour à toutes et à tous, nous entamons le dernier chapitre de cette trilogie qui propose des pistes pour redonner du pouvoir d'achat aux français.


Chapitre 3 : Une réunion tripartite, Etat, syndicats, patronat, sur les salaires, les pensions et les retraites dans le privé.


Rien n'empêche le gouvernement d'être à l'initiative de ce type de réunion, un nouveau Grenelle des salaires en quelque sorte. Aujourd'hui, la moitié des salariés à temps plein touchent un salaire net inférieur à 1 555 euros mensuels. Si l'on prend les 40% des salariés du milieu de la répartition (au-dessus des 30% les moins bien payés et au-dessous des 30% les mieux payés), on obtient des salaires net compris entre 1 300 et 1 900 euros pour des temps complets. C'est à ce niveau que se situent les « classes moyennes » du point de vue des salaires. Reste que ces chiffres ne prennent pas en compte la réalité du monde du travail. Car si rien ne semble plus logique que de raisonner en temps plein, au nom de cette logique, on en oublie pourtant les salaires mensuels effectivement reçus, quel que soit l'horaire de travail. Au final, le salaire mensuel net tous temps de travail confondu s'élève à 1 261 euros pour les hommes et à 920 euros pour les femmes, soit un écart de 37%. Cette différence homme - femme s'explique par le fait que les femmes sont beaucoup plus nombreuses à travailler à temps partiel. D'autre part, lorsqu'on regarde les salaires par catégorie sociale, on constate que chez les employés masculins le salaire moyen tous horaires confondus ne dépasse pas 789 euros et 744 euros pour les femmes, et chez les ouvriers il atteint 870 euros pour les hommes contre 603 euros pour les femmes.

Un Grenelle des salaires pourrait donc décider d'en finir avec le temps partiel subi, imposer une véritable égalité salariale hommes - femmes et négocier une augmentation des salaires pour tous.

Quand on regarde l'évolution du partage des richesses produites (la valeur ajoutée), la part des salaires représentait 73% en 1982 contre à peine 65% aujourd'hui.

Pour donner quelques chiffres, en 2005, les bénéfices des entreprises ont augmenté de 30% et les dividendes de 27%. En 2007, les dividendes versés à Bernard Arnault (LVMH), Liliane Bettencourt (l'Oréal), François Pinault (PPR) représenteraient 58 042 années de SMIC ! Preuves que l'argent existe.

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Mardi 27 mai 2008

Bonjour à tous, comme convenu, nous passons au chapitre 2 :

2- Augmenter les salaires et les pensions dans la fonction  publique


Il est un domaine dans lequel l'Etat peut agir immédiatement concernant les salaires, c'est dans la fonction publique. L'Etat employeur doit donner l'exemple. Or, c'est exactement l'inverse qu'a choisi de faire le gouvernement. Et d'accorder royalement deux augmentation pour toute l'année 2008. La première de 0,5% au 1er mars et la seconde de 0,3% au 1er octobre. Avec 0,8% en niveau et environ 0,5% en moyenne annuelle, l'augmentation est bien en deçà de l'inflation prévisible et consacre une nouvelle perte générale de pouvoir d'achat, alors même que, selon les organisations syndicales, les fonctionnaires ont perdu 7,64% de pouvoir d'achat depuis janvier 2000. D'autant qu'en annonçant le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, cette non revalorisation salariale se double d'un intensification du travail.

Preuve que la proposition de N. Sarkozy de « partager les gains de productivité liée à la baisse de poste : moitié pour le traitement des fonctionnaires, moitié pour les déficits », revient en réalité, à rétribuer moitié moins le travail supplémentaire que devront effectuer les agents de l'Etat. La masse salariale dans la fonction publique (y compris les pensions) représente quelque 199 milliards d'euros. L'augmentation de 5% de salaires et des pensions comme le propose le PCF, équivaut donc à moins de 6 milliards d'euros.

Au total, l'augmentation du SMIC à 1 500 euros brut, celle des minima sociaux et l'augmentation de 5% du traitement des fonctionnaires correspond quasiment aux 15 milliards d'euros que va coûter annuellement le « paquet fiscal », véritable cadeau pour plus aisés, adopté par l'UMP juste après l'élection de N. Sarkozy.


A demain pour notre 3ème et dernier volet.

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Lundi 26 mai 2008

Je vous propose sur les 3 prochains jours d'analyser ensemble cette possibilité en 3 chapitres (un chapitre/jour) :

  • 1- Augmentation du SMIC, des minima sociaux et des retraites.
  • 2- Augmenter les salaires et les pensions dans la fonction publique.
  • 3- Une réunion tripartite, Etat, syndicats, patronat, sur les salaires, les pensions et les retraites dans le privé

 

  • 1- Augmentation du SMIC, des minima sociaux et des retraites

Aujourd'hui 16% des salariés sont payés au SMIC (1 309 euros brut, soir un peu plus de 1 000 euros net). Porter le SMIC immédiatement à 1 500 euros brut représente 9 milliards d'euros, soit 0,6% de la richesse créée dans le pays. Augmenter de 15% le montant des allocations de RMI, sans augmenter la charge des départements, coûterait à l'Etat 700 millions d'euros.

 

Alors peut-on trouver cet argent ?

 

Il faut comparer ces chiffres avec les 25 milliards d'euros de cadeaux fiscaux donnés aux patrons, juste pour l'année 2007, via les multiples dispositifs d'exonération de cotisation patronales. On comprend mieux pourquoi « les caisses sont vides ». Cet argent consacré à l'augmentation du SMIC retournerait dans le circuit économique sous forme de consommation, de moyen nouveaux de financement de la protection sociale.

Pour s'opposer à la revalorisation du SMIC, la droite et le patronat sortent l'argument massue de la concurrence internationale et de la « nécessaire baisse du coût du travail pour rester compétitif ». Si le SMIC augmente, les entreprises vont délocaliser, nous serine-t-on. Un argument des plus mensongers puisque les salariés les plus concernés par le SMIC ne sont pas ceux qui sont le plus exposés à la « concurrence internationale ». Qui pourra faire croire que l'on peut délocaliser les services à la personne, les cafés-restaurants, ou encore les commerces ? Augmenter le SMIC pourrait également avoir un effet d'entraînement pour l'ensemble des salaires, à la condition que l'Etat donne l'exemple et qu'il mette le patronat devant ses responsabilités.

A demain pour le deuxième chapitre...

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